Hôtel de ville de Villedieu-les-Poêles

De Wikimanche

L'Hôtel de ville de Villedieu-les-Poêles est un bâtiment officiel qui abrite les services municipaux.

Situé place de la République, il remplace la première mairie édifiée aux XVI e-XVIIe siècles au nord de l'église Notre-Dame. Les bourgeois y réglaient les affaires de la ville et les officiers collecteurs y percevaient taxes et impôts royaux[1].

Délibération du conseil municipal de Villedieu du 13 février 1854

Carte postale ancienne de l'hôtel de Ville de Villedieu.
« En conséquence de ces faits, j’ai chargé M. Crespin architecte de la Ville de dresser des plans et devis des constructions à faire. M. Crespin, agissant en cela avec une prudence digne d’éloges, comprenant l’importance de ces constructions, n’a pas voulu s’en rapporter à lui seul, il a consulté un de ses confrères, M. Théberge, architecte à Avranches, qui a dressé lui-même les plans et devis, que je vais avoir l’honneur de vous soumettre.
Selon les devis, la dépense s’élèverait à cinquante-neuf mille trois-cent quatre-vingt-dix francs et soixante-douze centimes. Mais je pense qu’en supprimant, dans le projet de l’hôtel de ville, toute l’ornementation qui ne me semble rien moins que nécessaire, on obtiendrait aisément une réduction de dix-mille francs.
La seule manière de créer les moyens de cette dépense est l’emprunt, l’emprunt qui, sans doute grèvera l’avenir du budget, mais ne le perdez pas de vue, pour des travaux de la plus haute utilité, je dirai même presque indispensables et dans l’avenir ne profitera pas moins que le présent.
Ainsi, Messieurs, je vous propose de faire un emprunt qui nous mette à même de doter notre ville des établissements nécessaires à la dignité de son administration municipale et cantonale, et qui puisse commencer à combler la distance qui, dans le progrès et l’amélioration, nous sépare encore, il faut en convenir, de toutes les villes qui nous entourent, que dis-je des villes, des bourgades qui nous entourent : Saint-Sever, Brécey, Percy, Gavray, et nous seuls, au milieu de ces localités inférieures à nous sous tous rapports, n’avons pour hôtel de ville qu’une modeste partie de bâtiment enlevée aux nécessités de l’instruction publique, située en dehors de l’agglomération et que les étrangers peuvent à peine trouver ; pour prétoire de justice du canton, qu’une misérable chambre délabrée, d’un accès difficile et sale. Il faut en convenir, Messieurs, ces établissements ne sont pas dignes d’une ville de quatre-mille âmes ayant un revenu de trente-trois mille francs qu’on pourrait aisément porter à quarante-mille en révisant les tarifs de stage et d’octroi.
Cet emprunt que je vous propose, Messieurs, je ne le bornerais pas aux quarante-neuf mille francs ou cinquante-mille francs nécessaires à payer les constructions dont je viens de vous entretenir, j’y ajouterais la somme nécessaire à payer toutes nos dettes anciennes, par cette raison que ces dettes nous coûtent cinq pour cent d’intérêts et que la somme que nous emprunterions pour les acquitter ne nous coûterait que quatre pour cent, et pourrait être remboursée par annuités, comme vous allez le voir plus tard. […] »

Construction de l'hôtel de ville

L’adjudication des travaux de l’hôtel de ville est réalisée le 26 août 1862 et la réception du bâtiment intervient le 14 août 1869, sous la municipalité Lepelletier.

Comme le montre ce texte, la mairie est réalisée selon les plans de l’architecte Nicolas Théberge‎ (1815-1866). Suite à sa disparition, son successeur, M. Gelly, est signataire du procès-verbal de réception des travaux, et travaille par la suite à de nombreux projets, notamment d’églises, en Bretagne.

L'hôtel de ville avec justice de paix est inauguré en 1869[1].

En 1920, est décidée la construction de la salle du patronage laïque, à l’arrière de la mairie, qui accueillera en 1927 un cinéma.

Les travaux de construction de la mairie de Villedieu-les-Poêles ont nécessité la destruction d’un pan entier de maisons qui se trouvaient face à l’église, au commencement de la place du marché.

L’ancienne ruelle aux Pitiaux est devenue rue Neuve, actuellement incluse dans la rue du Presbytère, et parallèlement a été créée la rue de l’Hôtel de Ville.

En 2000, l'atelier du cuivre refait la toiture en cuivre du lanternon[1].

Audiodescription

Télécharger l'audiodescription

Sources

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Panneau d'informations devant l'hôtel de ville (voir)

Lien interne

Lien externe