Francs-tireurs et partisans français

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Les Francs-tireurs et partisans français (FTPF), également appelés Francs-tireurs et partisans (FTP), est le nom du mouvement de résistance intérieure française, créé à la fin de 1941 par la direction du Parti communiste français, placé sous la direction du Front national et d'un comité militaire dont Charles Tillon est le commandant en chef.

Historique

Initialement appelés Organisation spéciale (l'OS), instaurée pour mettre en place une opposition plus dure après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941, les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) sont créés au printemps 1942.

Acteur majeur de l'implantation du Front national dans la Manche, André Defrance parcourt le département pour transformer les groupes OS en groupe FTPF comme celui de Cherbourg devenu Groupe Valmy ou pour créer, par l'intermédiaire de ses contacts, de nombreux petits groupes mobiles FTPF se regroupant le temps d’une opération, selon la tactique des « gouttes de mercure », comme, par exemple, à Villedieu, Sourdeval, Hambye... Activement recherché par la police française et la Gestapo, il quitte la Manche en juin 1942 pour l’Oise.

Un groupe est composé de la manière suivante [1] : « Pour répondre aux conditions de la vie illégale, chaque groupe est divisé en deux équipes, une équipe de tête avec un chef adjoint, une équipe de soutien avec le chef de groupe responsable de tout le groupe, chacun des chefs ayant la responsabilité particulière de trois hommes, devant veiller à leur sécurité et, en même temps, à assurer une action continue contre l'ennemi au cours de laquelle sera ménagée l'instruction théorique et pratique des hommes. »

Publications

Journal régional FTP

France d’Abord est l'organe d'information, de liaison et de combat des unités des Francs-tireurs et partisans français. Au-delà du communiqué national hebdomadaire relatant les principales opérations exécutées par les unités de combat, les différents groupes locaux publient leurs feuilles de propagande dès qu’ils le peuvent et en fonction du matériel de reproduction disponible[2].




Évolution des FTPF

Essentiellement composés de communistes au départ, les FTPF s’ouvrent aux non-communistes à partir d’avril 1942, tout en restant toujours sous l'égide des communistes.

Carte Amicale des FTPF

À partir de 1943, une partie relativement importante de la population, surtout jeune et débordant très largement le cercle des sympathisants communistes, est prête à s’engager dans la Résistance. Elle rejoint massivement les FTPF. Si, au niveau national, la stratégie des FTPF est totalement intégrée à celle du Parti communiste français, une réelle tendance à l’autonomisation, s’exprime surtout dans les groupes locaux.

En 1943, les FTPF deviennent officiellement le bras armé du Front national.

En 1944, les FTPF, tout en conservant leur autonomie, sont regroupés au sein des Forces françaises de l'intérieur (FFI).

Bibliographie

  • André Debon, Louis Pinson, La Résistance dans le Bocage normand, Paris, Éditions Tirésias, 1994.
  • Marcel Leclerc, La Résistance dans la Manche, réseaux et mouvements, juin 1940-août 1944, Cherbourg, Éditions La Dépêche, 1980.
  • Francs-tireurs et partisans de la main-d'œuvre immigrée, notices rédigées par Denis Peschanski.
  • Francs-tireurs et partisans français, Roger Bourderon, Dictionnaire historique de la Résistance.

Notes et références

  1. France d'Abord, mars 1944 n° 44, source : gallica.BnF.fr.
  2. France d'Abord, édition zone Nord, 23 mars 1944 n° 49, source : gallica.BnF.fr.