François Léonor Couraye-Duparc

De Wikimanche

François Léonor Couraye du Parc (1746-1818).

François Léonor Couraye-Duparc, né à Granville le 1er juillet 1746 et mort à Saint-Lô le 30 août 1818, est une personnalité politique de la Manche.

Biographie

Fils de Léonor Couraye du Parc, membre d'une vieille famille d'armateurs granvillais, et de Suzanne Raciquot, il tourne le dos à la tradition familiale en s'engageant dans l'administration [1].

Subdélégué, maire et lieutenant de police de Granville en 1787, il est anobli le 22 mars 1778, et devient le dernier vicomte de Granville. Déchu de ses fonctions en 1790, l'exil de son fils et de possibles messes clandestines tenues chez lui, lui valent d'être arrêté en 1794, malgré le soutien de ses concitoyens [1].

Sous le Consulat et l'Empire, il siège au Conseil général de la Manche entre 1802 et 1816, qu'il préside en 1812 et de 1814 à 1816[2]. Membre du bureau de bienfaisance, il est également président de canton puis du tribunal de première instance de Coutances [1].

Son revenu est évalué à 5 000 francs en 1811 [1].

Il est juge de paix à Montmartin-sur-Mer [2].

Marié à Françoise Marie Chenu, il a de nombreux enfants, dont l'un, engagé dans la 1re compagnie royaliste de la Manche disparaît mystérieusement en 1792. Un autre de ses fils, Charles Gaud, né le 15 octobre 1775, conseiller de préfecture à Saint-Lô, s'unit à Sophie Jeanne Yset, fille de Nicolas Jean Barthélémy Yset du Manoir, son prédécesseur à la tête de la municipalité de Granville, puis en seconde noces à Élisabeth Philippine Lanon de la Renaudière, qui lui donne un fils, Léonor Charles Julien Couraye du Parc [1],[3].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Louis Bergeron et Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire : notices de biographie sociale, volumes 13-16, Centre national de la recherche scientifique, 1978.
  2. 2,0 et 2,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  3. geneanet.org.

Lien interne