Denis de Kergorlay

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Denis de Kergorlay, né à Paris le 9 février 1947, est un homme politique et un chef d'entreprise de la Manche.

Biographie

Denis de Kergorlay est le fils de Yves-Louis de Kergorlay (1912-1976) et de Marie de Boysson (1913). Il est marié à Marie-Christine de Percin, dont il a deux enfants.

Il est élève à Paris, à l'Institut d'études politiques, puis à l'université d'Assas. Il part aux États-Unis pour suivre les cours de l'université de Columbia à New York.

Il commence sa carrière professionnelle en 1976 comme attaché culturel à l'ambassade de France en Thaïlande.

En 1977, il intègre l'organisation humanitaire Médecins sans frontières. Il occupe différents postes en Thaïlande, au Cambodge, en Afghanistan et en Éthiopie. Il est trésorier de cette organisation de 1981 à 1987.

À la mort de son père, il hérite du château de Canisy (16e), qu'il transforme en 1978 en maison d'hôtes et dans laquelle il organise des concerts et des séminaires. « Canisy est une enclave (désuète ou futuriste ?) de tolérance et de goût dans un monde brutal. On s'y trouve, on s'y retrouve. Denis de Kergorlay a, enfin, trouvé sa voie : l'amitié communicative. » [1].

Il est maire de Canisy de mai 1985 à 1995, puis premier adjoint de 1995 à 1998. Il se présente aux élections municipales de 2008. Sa liste n'obtient aucun élu sur 15 postes à pourvoir.

Il est ami avec la chanteuse américaine Joan Baez (1941), connue au Cambodge, qu'il reçoit régulièrement dans son château depuis 1980.

Il est président exécutif de l'association Europa Nostra, qui milite pour la préservation du patrimoine européen. Il est administrateur de La Demeure historique depuis 2000 et président depuis 2008 de la French heritage society.

Il est élu président du Cercle de l'union interalliée en 2009.

En 2018, avec son cousin Pierre Dumont, il dénonce le risque sanitaire que représenterait l'implantation d'éoliennes dans un ouvrage intitulé Éoliennes, chronique d'un naufrage annoncé, aux éditions François Bourin[2].

Décoration

Notes et références

  1. Bruno Frappat, « La thébaïde de Canisy », Le Monde, 17-18 novembre 1985.
  2. Propos recueillis par Philippe Bertin, « Les éoliennes, une affaire de fric », La Manche Libre, 10 novembre 2018.

Voir aussi

Lien externe