Couvent des capucins (Avranches)

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Le couvent des capucins, derrière le cèdre, lui aussi disparu

Le couvent des capucins est un ancien établissement catholique d' Avranches.

Il n'en subsiste que le portail de la chapelle, remonté en 1980 , dans le jardin des plantes, à l'entrée du cimetière des ursulines.

Histoire

Le cimetière des Ursulines

Le couvent est fondé par les capucins en 1618. Ils en sont chassés à la Révolution et leurs biens nationalisés en 1790[1].

Les jardins sont affectés en 1796 à l’école centrale du département, installée dans l’ancien collège des Eudistes, toute proche.

En 1803, le conseil municipal crée un pensionnat de jeunes filles, qu'il confie à des sœurs ursulines venant de Vire (Calvados).[2] On l'appelle alors couvent des ursulines.

Miss Costello, une Anglaise installée à Avranches, le décrit ainsi au milieu du 19e siècle : « À demi caché par les grands arbres est le couvent des Ursulines, bâtiment ancien, d'un aspect sombre, avec une quantité de toits inclinés, irrégulièrement groupés ensemble et rendus pittoresques par une vigne luxuriante qui court sur les murs et les fenêtres. » [3].

En 1899, après l'incendie du tribunal d'Avranches, qui hébergeait les collections de la société d'archéologie d'Avranches, un musée est aménagé dans l'ancien couvent des capucins [4].

En 1904, les religieuses sont expulsées suite à la loi de séparation des Églises et de l'État.[2]

Le couvent reste collège de jeunes filles jusqu'en 1932 où elles rejoignent le collège de garçons. Les bâtiments sont désaffectés jusqu'au retour des élèves pendant l'Occupation allemande.[5]

En juillet 1944, les bombardements des batailles de la Libération d'Avranches anéantissent l'ancien couvent des capucins et les collections du musée [4].

La construction du boulevard Léon-Jozeau-Marigné a empiété sur l'emprise des ruines des bâtiments.

Galerie

Bibliographie

Notes et références

  • Les capucins sont des religieux de l’ordre de saint François d’Assise.
  1. petit-patrimoine.com [1], consulté le 27 septembre 2016.
  2. 2,0 et 2,1 David Nicolas-Méry, Avranches, capitale du Mont Saint-Michel, éd.Orep, 2011, page 73
  3. Édouard Le Héricher, Avranchin monumental et historique, Tostain, 1845, p. 45.
  4. 4,0 et 4,1 Avranches.fr [2], consulté le 27 septembre 2016.
  5. Sylvette Gauchet, Michel Coupard, Jack Lecoq, Avranches, promenades et découvertes, éd. Alizé. CdJ, 2008, p.31