Cherbourg-Éclair

De Wikimanche

6 juin 1904.

Cherbourg-Éclair est un ancien quotidien d'informations générales de la Manche, édité à Cherbourg, de 1904 à 1944, qui rayonnait sur le Nord-Cotentin.

Histoire

Jean-Baptiste Biard (1865-1938) est à l'origine de ce journal, qui prend la suite du Réveil cherbourgeois, créé en 1899 [1]. Il paraît d'abord le 12 décembre 1904 sous le titre Cherbourg-Éclair et Réveil maritime [1]. Le 28 novembre 1908, il réduit son titre à Cherbourg-Éclair, nom sous lequel il est resté dans la mémoire des Cherbourgeois [1].

Le journal est imprimé sur une rotative Derrié, qui tourne à 12 000 exemplaires par heure [2]

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, le quotidien paraît irrégulièrement. Il emploie une quinzaine de personnes et tire alors à 20 000 exemplaires [2].

Une importante modernisation est engagée en 1930 Cinq linotypes sont installées, ainsi que de nouveaux marbres et une presse à empreinte hydraulique [2]. Une rotative Marinoni entre en service, capable d'imprimer 30 000 journaux à l'heure [2].

Le rédacteur en chef est Albert Miquelot en 1935 [3] et 1939 [4].

En 1938, à la mort de Jean-Baptiste Biard, c'est son fils André Biard qui lui succède à la tête du journal.

Dernier numéro le 12 juin 1944.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, à l'arrivée des troupes allemandes, la fabrication du journal est désorganisée : il ne paraît pas du 15 juin au 22 juin 1940 [1]. Après avoir hésité, le quotidien choisit de continuer sa publication. Dans son édition du 23 juin, il annonce qu'il servira de lien « entre les autorités militaires allemandes et les autorités civiles cherbourgeoises, d'une part, et la population, d'autre part ». Il se fait donc pendant quatre ans le relais de la propagande allemande, sous le contrôle de Mercédès Para. Il paraît alors sous la direction de Maurice Hamel, comme gérant. Il publie son dernier numéro le 12 juin 1944 [5].

Cette collaboration vaut au quotidien d'être frappé d'interdiction à la Libération. Ses installations et son imprimerie sont alors confiées par la Résistance à un groupe de citoyens non compromis. Ainsi naît le 3 juillet 1944 La Presse cherbourgeoise, dont la gérance est confiée à Daniel Yon. Le 5 octobre 1953, le quotidien change de titre pour devenir La Presse de la Manche.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Françoise Poggioli, Bibliographie de la presse française - Manche, Bibliothèque nationale, Paris, 1970.
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Site internet de La Presse de la Manche, consulté le 13 mars 2012.
  3. L'Ouest-Éclair, 6 avril 1935.
  4. L'Ouest-Éclair, 1er janvier 1939.
  5. Raymond Lefèvre, La Libération de Cherbourg, Imprimerie commerciale, Cherbourg, 1946.

Lien interne