Charles Heyman

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Charles Heyman, né à Paris le 9 août 1881, mort à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais) le 15 mai 1915, est un peintre lié à la Manche.

Fils de Marguerite Millet, il est le petit-fils du peintre Jean-François Millet [1].

Élève d'Alphonse Legros, Charles Meryon et Fernand Cormon aux Beaux-Arts de Paris, il se spécialise auprès de son ami Gustave Leheurte dans la gravure et les eaux-fortes [2], choisissant de représenter plus particulièrement l'architecture de la capitale dans ses Coups d'œil sur Paris [3].

Membre de la Société nationale des Beaux-Arts [4], il expose au Salon à partir de 1907. L'année suivante, il est sollicité par la Gazette des Beaux-Arts et la Revue de l'Art ancien [2].

Il reste pour autant lié à la Hague de ses racines, dont il croque des paysages et des scènes à la plume, qu'il rehausse parfois de lavis ou d'aquarelle [1]. Ainsi, on lui doit La Mer, Jobourg (plume, 1912) et La Pointe de Jobourg (crayon lavé d'encre de chine réhaussé de blanc, 1912) [4].

Soldat au 226e d'infanterie, il prend part, en août, aux premiers engagements sur la frontière lorraine. Il est blessé au combat dans la forêt de Champenoux. Après six semaines d'hôpital, il retourne sur le champ de bataille et meurt au champ d'honneur d'une balle à la tête le 15 mai 1915 lors de la prise d'Ablain-Saint-Nazaire [3].

Ses œuvres appartiennent notamment aux collections du Musée national d'Art moderne, à Paris.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Vieilles pierres, vocations nouvelles, Région Basse-Normandie.
  2. 2,0 et 2,1 « Charles Heyman (French/1881-1915) », idburyprints.com, site internet (lire en ligne).
  3. 3,0 et 3,1 Paul Ginisty, Les Artistes morts pour la patrie, 1916.
  4. 4,0 et 4,1 Benezit - Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous, Gründ, 1999.