Champrepus

Champrepus est une commune du département de la Manche.

  • Prononciation. — API : [ʃɑ̃pʁə'pu]; transcription francisée : chan-pre-pu.
Commune de Champrepus Coordonnées : 48° 50′ 01.7″ N / 1° 19′ 19.0″ W
Arrondissement Saint-Lô
Canton Villedieu-les-Poêles
Intercommunalité Canton de Villedieu-les-Poêles
Gentilé Champrepussien(ne)s
Population (2009) 296 hab.
Superficie 9,12 km²
Densité 32 hab./km2
Altitude 57 m (mini) - 156 m (maxi)
Code postal 50800
N° INSEE 50118
Maire Jean-Claude Gautier
Communes limitrophes de Champrepus
Le Mesnil-Villeman Le Mesnil-Garnier Fleury
Beauchamps,
La Haye-Pesnel
Champrepus Fleury
Le Tanu La Lande-d'Airou La Lande-d'Airou

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[modifier] Toponymie

[modifier] Attestations anciennes

  • ecclesia de Campo repulso 1180/1189 [1].
  • Chanrepus 1192 [copie] [2].
  • [abl.] Campo repulso s.d. (12e / 13e s.) [2].
  • [abl.] Campo repuso 1230 [2].
  • Campum repusum 1206/1233 [2].
  • [abl.] Campo repulso 1272, ~1280 [2].
  • ecclesi[a] de Campo repulso 1332 [3].
  • Champrepus 1349 [4]
  • Campus repulsus 1351/1352 [5].
  • Champrepus 1612/1636 [6], 1677 [7].
  • Champ repus 1689 [8].
  • Champrepus 1694 [9], ~1700 [10], 1713 [11], 1716 [12], 1719 [13], 1758 [14], 1777 [15].
  • Chambrepus 1745/1780 [16].
  • Camprepus 1753/1785 [17].
  • Champrepus 1793 [18], 1801 [19], 1804 [20].
  • Champ-Repus 1828 [21].
  • Champrepus 1829 [22], 1854 [23], 1889 [24], 1903 [25].
  • Champrépus, Champrepus 1962 [26].
  • Champrepus 1972 [27], 1978, 1993 [28], 2007 [29].

[modifier] Étymologie

Toponyme gallo-romain ou médiéval précoce constitué du gallo-roman °CAMPU ou de l'ancien français champ suivi d'un élément incertain.

Peu de spécialistes se sont risqués à interpréter ce nom. François de Beaurepaire [2] est le premier à avoir proposé une explication par le latin campus repulsus « champ éloigné, écarté » [30], suivant en cela les premières attestations du toponyme en latin médiéval. Cette interprétation a été reprise par Ernest Nègre [31], puis René Lepelley [32].

Comme le fait cependant remarquer François de Beaurepaire, cet emploi de l'adjectif latin repulsus (ou du gallo-roman °REPULSU) serait unique dans la toponymie française. Parallèlement, on n'en connaît pas d'aboutissement (qui serait °repus) en ancien français. Ces faits incitent à la prudence, même si l'étymologie est tout à fait plausible, tant d'un point de vue phonétique que sémantique. C'est la raison pour laquelle ce dernier auteur a également envisagé pour ce second élément le mot repu, qu'il affirme être attesté en ancien français au sens de « garni de pâtures » selon Godefroy [33]. Il est douteux qu'une telle signification, postulant une graphie °champ repeu, ait été systématiquement mal latinisée et mal notée (toujours avec -s), alors qu'elle aurait dû être claire à cette époque. À tout prendre, la première hypothèse, pour non assurée qu'elle soit, semble préférable. Dans cette optique, sans doute devrait-on envisager une fixation, probablement gallo-romane ou médiéval très précoce, étant donné l'absence de trace du mot °repus en ancien français.

☞ La commune de Champrepus est située très légèrement au sud de la ligne Joret, de telle sorte que l'on pourrait s'attendre à quelques traces d'un ancien traitement normano-picard de l'initiale. De fait, on rencontre sur la carte de Cassini (1753/1785) la forme Camprepus, dont on ne sait si elle représente vraiment une survivance de ce traitement, ou simplement une cacographie, peut-être analogique d'autres formes en Camp- plus au nord. Les formes latinisées Campus repulsus et Campus repusus, en usage du 12e au 14e siècle, ne sont d'aucun secours, et peuvent masquer ou non une forme dialectale. De même, la première forme romane citée, Chanrepus en 1192, provient d'une copie plus tardive dont la graphie a pu éventuellement être francisée.

[modifier] Géographie

[modifier] Histoire

  • Anciennes fabriques de papier (19e siècle).

[modifier] Démographie

Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[34] et INSEE[35])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
820 802 955 1 001 916 900 902 851 888 851
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
785 757 710 702 705 636 604 555 513 506
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
431 420 418 435 421 432 404 397 347 315
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
282 265 237 276 282 289 296
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale de Champrepus sur le site Cassini


[modifier] Administration

[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution

[modifier] Circonscriptions administratives depuis la Révolution

[modifier] Les maires

Liste des maires
Période Identité Qualité
(1829)
Néel
(1861), (1868)
Le Mare
.... - ....
.... - ....
.... - ....
Prosper Dubourg
1995 - ....
Jean-Claude Gautier
Source 1829, 1861, 1868 : Annuaire de la Manche.
(....) : en exercice en cette année.
À compléter.

[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Jean-Baptiste.
  • Patron (présentation) : initialement l'abbé de Saint-Lô (don de Guillaume de Tracy), puis l'évêque de Coutances, et finalement le roi de France [36].
  • Fête patronale : ?

[modifier] Lieux et monuments

  • Parc zoologique de Champrepus : cet espace offre un florilège de jardins à thèmes : jardin de la mini-ferme et ses plantes à parfum, volière tropicale, marais des flamants, jardins sauvages malgaches, savanes des graminées, jardins exotiques, etc.
  • Église Saint-Jean-Baptiste gothique (13e/18e/20e).
  • Deux puits gallo-romains.
  • Rives de l'Airou à son confluent avec la Douquette et la Herbarbe.
  • Moulin à eau.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, t. II, 1920, p. 364, § DCCXXXV.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4 et 2,5 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 97-98.
  3. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 349G.
  4. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 393, § 227.
  5. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 370A.
  6. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  7. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  8. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, Collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  9. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  10. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  11. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  12. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  13. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  14. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  15. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  16. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  17. Carte de Cassini.
  18. Site Cassini.
  19. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  20. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 614a.
  21. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 417.
  22. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 127.
  23. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  24. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  25. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  26. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  27. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  28. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  29. Carte IGN au 1 : 25 000.
  30. Ce sens de l'adjectif latin repulsus, initialement le participe passé du verbe repellere « repousser, écarter », est attesté dès l'époque classique.
  31. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 347 § 5543.
  32. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 91b.
  33. Nous avons vainement cherché ce mot et ce sens dans Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe s. au XVe s., Bouillon, Paris, 8 volumes, 1881-1902 (réimpression Kraus, Vaduz, 1965).
  34. Population avant le recensement de 1962
  35. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  36. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 298-299.