Bernard Pinel

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Bernard Pinel (1988).

Bernard Pinel, né à Montigny le 21 janvier 1933, est une personnalité politique et économique de la Manche.

Il est conseiller général d'Isigny-le-Buat de 1967 à 2004 et maire d'Isigny-le-Buat de 1973 à 1999.

Biographie

Bernard Pinel s'ennuie à l'école et quitte l'Institut Notre-Dame d'Avranches à treize ans pour travailler avec son père Auguste Pinel dans le commerce des peaux de lapin, ferrailles et restauration de meubles [1].

En 1956, il crée son premier atelier de restauration de meubles qui emploie jusqu'à 90 salariés [1].

En 1966, c'est la création de la société « Pinel ferrailles et meubles » [1].

Membre de l'UDF, il est élu conseiller général du canton d'Isigny-le-Buat en 1967 [2]. Il reste en poste jusqu'en 2004.

Il œuvre alors avec son père, maire d'Isigny à la fusion avec le Buat.[1] En 1969, lors de la fusion d'Isigny avec le Buat, Bernard Pinel est élu maire d'Isigny-le-Buat [1].

En 1971, arrive la loi Marcellin qui incite financièrement les petites communes à la fusion. Bernard Pinel est persuadé que son canton menacé de désertification doit saisir l'opportunité. Fin négociateur, il réussit à convaincre une majorité des élus des dix communes qui fusionnent en 1973 en une commune canton [1]. Il est encore élu maire d'Isigny-le-Buat en 1973 [2]. Il garde son fauteuil jusqu'en 1999.

En 1985, il est le conseiller général le mieux élu du département en recueillant 87,7 % des suffrages.

En 1988, la société Pinel devient la Sirec (Société industrielle de recyclage), rachetée par Suez en 2006 [1].

Bernard Pinel joue un rôle majeur en mettant le développement économique de la commune au centre de ses activités municipales. Au cours des trente années de ses mandats, de nombreuses entreprises s'implantent à Isigny-le-Buat; trois d'entre elles représentent plus de 700 emplois [1].

En 2008, il décide d'écrire son autobiographie pour mettre en avant son action au sein de la seule commune-canton de France, régler certains comptes, se justifier et passer un message aux générations futures : « Ce n'est pas le travail qui tue, c'est l'ennui » [1].

Le 3 mai 2019, il annonce qu'il renonce à sa Légion d'honneur remise en juin 2005 pour protester contre la suppression des barrages de Vezins et de La Roche-qui-boit et les tentatives de l'État de passer en force [3].

Bibliographie

  • Anne Christiaens , Bernard Pinel, le leader aux trois casquettes, maire, conseiller général, chef d'entreprises familiale, éditions Pinel, 2008

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 « Bernard Pinel : ”Ce n'est pas le travail qui tue” », La Manche Libre, site internet, 10 mai 2008 (lire en ligne).
  2. 2,0 et 2,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  3. « Bernard Pinel démissionne de l'Ordre de la Légion d'honneur », La Manche Libre, site internet, 4 mai 2019.