Belval est une commune du département de la Manche.
[modifier] Attestations anciennes
- de Bella valle ~1210 [1].
- ecclesia Beati Martini de Bellavalle prope Constancias 1224 [2].
- ecclesiam de Beleval 1236 [3].
- de Bella valle 1253 [4].
- ecclesi[a] de Bella valle 1263 [5].
- Beleval 1293 [6].
- Belleval 1293 [6].
- parrochia de Bella valle 1297 [7].
- ecclesia de Bellavalle 1332 [8].
- Bella vallis 1351/1352 [9].
- Belleval 1612/1636 [10].
- Belval 1677 [11], 1713 [12].
- Belleval 1753/1785 [13], 1793 [14].
- Benneval [lire Belleval] 1801 [15].
- Belleval 1828 [16].
- Belval 1837 [17], 1854 [18], 1903 [19], 1962 [20], 1972 [21], 1978, 1993 [22].
Toponyme médiéval issu de l'ancien français bele val, « beau val », où l'adjectif bel « beau » n'exprime pas nécessairement un jugement esthétique, mais le degré élevé d'une qualité vague : grandeur, fertilité, etc. Voir pour la même remarque Beauchamps, Beaucoudray, Beauficel, Bellefontaine, Beaumont-Hague.
On remarquera que, dans les différentes attestations anciennes de ce toponyme, l'adjectif bele est accordé au féminin, et qu'il serait plus logique d'orthographier aujourd'hui ce nom Belleval (orthographe en usage jusqu'au 19e siècle). En effet, le mot val est issu du latin vallis, variante de valles, lui aussi féminin [23]. Devenu masculin en ancien français, probablement sous l’influence de sa terminaison phonétiquement masculine en -al, le mot val resta cependant longtemps féminin en tant qu’appellatif toponymique, ce qui explique en particulier des formes telles que Laval « la val », Bonneval « bonne val », Bruneval « brune val », Longueval « longue val », Parfondeval « profonde val », Rousseval « rousse val », Sourdeval « val sale, dégoûtante », etc. Les formations toponymiques plus récentes reposent sur le mot val employé au masculin, tel qu’il apparaît dans le Haut Val, le Bas Val, le Beau Val, le Long Val, le Valbrun, le Val Roux, etc. La présence de l’article est d’ailleurs un autre indice de leur création tardive. Mais comme il est inévitable, ces dernières formes ont pu servir de modèle à des réfections analogiques, d’anciennes Hauteval ou Belleval devenant parfois Haut Val, Beauval, etc.
Cette commune tient sa particularité de son bocage et à sa petite gare. Elle se divise en deux parties : Belval gare et Belval bourg. La mairie et l’église se situent au bourg, les commerces eux sont présents à la gare.
La commune surplombe la vallée de la Soulles, qui est sa limite sud. Le ruisseau de Vesly sépare Belval de la commune de Savigny
Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[24] et INSEE[25])
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[modifier] Administration
[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution
[modifier] Circonscriptions administratives depuis la Révolution
Liste des maires
| Période | Identité | Qualité
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| (1793) - ........ | François Hélaine |
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| (1796) - (1802) | Nicolas François Julien Girard |
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| (1802) - (1808) | Louis Léonard Lemosquet |
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| (1808) - (1849) | Michel de Vesly |
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| (1849) - (1856) | Charles Esnée |
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| (1862) - (1867) | Auguste Lerendu |
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| (1867) - ........ | Charles Lemosquet |
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| ....... - ....... | Eugène Leclerc |
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| ....... - ........ | Daniel Lefoulon |
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| ....... - 2001 | Pascal Clémenceau
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| 2001 - ....... | Yves Duchemin |
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Source : Archives départementales (Registres d'état civil). (....) : en exercice cette année là.
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| À compléter
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- Horaires d'ouverture
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles
- Salon de coiffure
- Boulangerie
- Bar
- Épicerie
- Boucherie/charcuterie réputée pour ses saucisses à l’oignon (médaille d’or au salon de l’agriculture de Paris).
[modifier] Lieux et monuments
- Église (16e/17e s.) : Vierge à l'Enfant (15e s.), maître-autel (18e s.).
- Manoir seigneurial (16e s.).
- Pigeonnier de Vesly.
- Pigeonnier de Fréven.
Le château de Vesly a été détruit en 1944 par les bombardements de l'aviation américaine.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Festival musical Goodstock, organisé par l'association One is good records (en novembre)
[modifier] Notes et références
- ↑ Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XII (décembre 1962), § 266.
- ↑ Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 436, § 296.
- ↑ Julie Fontanel, op. cit., p. 470, § 327.
- ↑ Julie Fontanel, op. cit., p. 407, § 270.
- ↑ Julie Fontanel, op. cit., p. 499, § 342.
- ↑ 6,0 et 6,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 78.
- ↑ Julie Fontanel, op. cit., p. 253, § 127.
- ↑ Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 276E.
- ↑ Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 366B.
- ↑ Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620].
- ↑ Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
- ↑ Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
- ↑ Carte de Cassini.
- ↑ Site Cassini.
- ↑ Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
- ↑ Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 591.
- ↑ Annuaire de la Manche (1837), Statistique de l'arrondissement de Coutances, p. 23.
- ↑ V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
- ↑ Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
- ↑ Atlas de Normandie, Caen, 1962.
- ↑ Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
- ↑ Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
- ↑ Plus précisément, le mot val est issu, par l’intermédiaire du gallo-roman °VALLE, du latin vallem, accusatif de vallis, variante de valles « val, vallée », initialement « espace allongé entre deux zones élevées », puis « creux, renfoncement ». Il représente probablement un dérivé d’une forme indo-européenne °wall-, variante populaire géminée de la racine °wel- « tourner; recourber; entourer » (cf. latin volvere « tourner, rouler », anglais to wallow « se vautrer, se rouler (dans la boue) », etc.), avec pour sens initial « étendue entourée (de hauteurs) », ou peut-être simplement « dépression arrondie, creux ».
- ↑ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE : Population depuis le recensement de 1962
[modifier] Liens externes