Bérigny est une commune du département de la Manche.
[modifier] Attestations anciennes
- in villa nuncupante Berinneio 843 [1].
- Berigneyo 1303 [1].
- Bereigny 1316 [1].
- Beregni 14e s. [1].
- ecclesia de Bereneyo ~1350 [2].
- Berigny 1494 [3], 1612/1636 [4], 1677 [5], 1713 [6], 1753/1785 [7], 1793 [8].
- Bérigny 1801 [9].
- Berigni 1828 [10].
- Berigny 1854 [11].
- Bérigny 1903 [12], 1962 [13], 1978, 1993 [14].
Toponyme gallo-romain °BERINIACU, formé avec le suffixe gallo-roman -(I)ACU ajouté à un nom de personne. Ce premier élément est de forme et d'origine discutées.
Comme pour la plupart des toponymes français en -igny qui reposent sur une finale gallo-romane -INIACU, il est généralement difficile, voire impossible, de décider si l'élément -IN- fait partie du radical ou du suffixe. Dans le premier cas, la coupe peut être °BERIN-IACU ou °BERINI-ACU; dans le second, °BER-INIACU. En effet, l'abondance d'anthroponymes gallo-romains terminés par -inus ou -inius, ainsi que celle des noms d'origine germanique en -in, a entraîné, après l'ajout du suffixe -(I)ACU, la formation d'une fréquente finale toponymique -INIACU. Celle-ci a acquis peu à peu son autonomie, et a parfois été directement ajoutée à différents noms de personnes pour former un nom de domaine.
Dans le cas qui nous préoccupe, on peut avoir affaire soit au nom d'origine germanique Bero [15], soit à son dérivé diminutif Berin, attesté en Gaule sous la forme latinisée Berinus [16], soit encore au nom gallo-romain hypothétique °Berinius [17], d'où le sens global de « domaine rural de Bero / Berin / °Berinius ».
- Albert Dauzat [18] est le premier à poser un « nom d'homme gaulois (comprendre : gallo-romain d'origine gauloise) Berinius, de Berius », sans autre alternative. La variante °Berinnius a été avancée par Adigard des Gautries et Lechanteur [19], sur la foi de la première attestation Berinneio. L'hypothèse °Berinius a également été retenue par Marie-Thérèse Morlet [20]. La faiblesse de cette explication réside dans le fait que, précisément, °Berin(n)ius est un nom totalement hypothétique.
- Les noms de personnes d'origine germanique Bero ou Berin [21] sont envisagés par François de Beaurepaire [1], qui ne cite ce dernier que sous sa forme latinisée Berinus. C'est uniquement ce dernier nom, sous cette dernière forme, qui est proposé par Ernest Nègre [22].
- On ne citera que pour mémoire le commentaire de René Lepelley [23] qui donne : « du nom de personne roman Berinius ou Bero… ». Aucun de ces noms n'est roman : le premier est gallo-romain, le second germanique.
S'il fallait choisir entre l'une de ces solutions, c'est sans doute l'explication par Berin + -IACU qui serait la plus probable. Mais, nous l'avons dit, il est impossible d'avoir une certitude dans ce cas précis.
En 1801, la commune intègre le canton de Saint-Clair-sur-l'Elle après avoir fait partie du canton de Saint-Jean-des-Baisants.
Elle fusionne en 1812 avec Saint-Quentin-d'Elle.
Elle abritait une papeterie au 19e siècle.
Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[24] et INSEE[25])
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[modifier] Administration
[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution
[modifier] Circonscriptions administratives depuis la Révolution
Liste des maires
| Période | Identité | Qualité
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| (1813) | Pierre Bechevel | .
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| (1822) - (1825) | Henri de Saint-Quentin | .
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| 1826 - 1829 | Jean Jouachim Le Brun | .
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| 1830 - 1846 | Pierre Le Baron | .
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| 1847 - 1848 | Jean Baptiste Sansrefus | .
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| 1848 - 1867 | Bernardin de Saint-Quentin | .
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| 1868 - 1872 | Pierre Sansrefus | .
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| ....... - ........ | Émile Letrone | .
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| 1995 - 2008 | Michel Bonnet | Enseignant
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| 2008 - ....... | Denis Lecluze | Commerçant
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| À compléter
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- Horaires d'ouverture
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution
- Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Gildard.
- Patron (présentation) : patron laïque, le seigneur du lieu; Geoffroy de la Mare, chevalier, vers 1350.
- Fête patronale : ?
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles
[modifier] Lieux et monuments
- Architecture religieuse
La chapelle de Saint-Quentin.
- Église Saint-Gildard, en partie romane, restaurée après la Seconde Guerre mondiale : clocher porté par quatre piliers trapus (11e/12e s.), flèche pyramidale, arcades du transept au riche décor sculpté ; Vierge à l'Enfant (17e s.).
- Chapelle de Saint-Quentin-d'Elle : ancienne église paroissiale du Moyen Âge à 1812. Elle fut ensuite rattachée à la paroisse de Bérigny avant de devenir chapelle privée en 1845. Elle se compose d'une partie médiévale et d'un chœur avec son retable du 18e siècle.
- Calvaire.
- Architecture civile
- Château de Saint-Quentin-d'Elle (18e s.), dont les façades et toitures ainsi que l'escalier avec sa rampe en fer forgé font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 1975.
- Le Vieux Manoir, aux façades et toitures et celles des remises font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 18 mars 1993.
- Communs de Banville.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Football : AS Bérigny-Cerisy, en association avec la commune de Cerisy-la-Forêt.
[modifier] Notes et références
- ↑ 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. .
- ↑ Pouillé du Diocèse de Bayeux (“Livre Pelut”), ~1350, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 120D.
- ↑ Comptes de la Débite du Diocèse de Bayeux pour 1494, in Auguste Longnon, op. cit., p. 138D.
- ↑ Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620].
- ↑ Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
- ↑ Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
- ↑ Carte de Cassini.
- ↑ Site Cassini.
- ↑ Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
- ↑ Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. ….
- ↑ V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
- ↑ Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
- ↑ Atlas de Normandie, Caen, 1962.
- ↑ Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
- ↑ Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques),1968, p. 53a.
- ↑ Ibid., p. 53a, 54b.
- ↑ Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p/ 36b.
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 73a.
- ↑ Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XII (décembre 1962), § 278.
- ↑ Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III, p. 36b. Ce nom y est présenté comme un dérivé de Ber(r)ius.
- ↑ Hypocoristiques d'un nom dont le premier élément est Ber(n)- « ours ». Ce dernier est issu du germanique commun °berō, forme fléchie °beran- (cf. anglais bear, allemand Bär; gotique baira), littéralement « le brun », qui repose sur la racine indo-européenne °bher- « brun; brillant ».
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 760, § 12865.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 65b.
- ↑ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE : Population depuis le recensement de 1962