Anne Heinis
Anne Heinis, née à Cherbourg le 16 novembre 1933, décédée à Paris le 18 décembre 2009, est une personnalité politique de la Manche, ancienne sénateur-maire de Valognes.
[modifier] Biographie
Née Anne Élisabeth Jeanne Marie Barthélemy, elle est la fille d'Antoine Barthélemy, ingénieur de l'arsenal de Cherbourg et adjoint au maire de Valognes Henri Cornat[1].
Licenciée en sciences économiques, elle milite en faveur des droits des français musulmans. Après s'être occupée durant deux ans en Algérie des personnes déplacées, elle intègre le cabinet du ministre des Rapatriés François Missoffe. Entre 1963 à 1975, elle est inspectrice régionale d'action sociale en Languedoc-Roussillon[2], chargée des centres de regroupement. Elle soutient une thèse en 1977 à l'université de Montpellier, sur L'Insertion des Français-musulmans, étude faite sur les populations regroupées dans le Midi de la France, dans les centres de ex-harkis, sous la direction de Jean Servier, pour l'obtention d'un doctorat de sociologie[3].
Élue au sein de la majorité municipale de Valognes à partir de 1977, elle devient adjointe de Pierre Godefroy à qui elle succède comme maire en 1983. Reconduite à Valognes en 1989, elle est élue pour neuf ans, le 27 septembre 1992, sénatrice de la Manche, et siège parmi les Républicains indépendants.
Battue par la liste de l'apparenté communiste Fernand Leboyer aux municipales de 1995, elle quitte le conseil municipal. Tête de la liste divers droite aux municipales de 2001, elle échoue à reprendre la mairie, avec un écart de 129 voix.
Candidate à sa réélection aux sénatoriales de 2001, elle est également battue[4].
Elle a présidé l'Union hospitalière du Nord-Ouest, a été vice-présidente de l’Association des maires de la Manche et de la Fédération hospitalière de France, et membre du Haut conseil de la réforme hospitalière en 1995 et du Conseil supérieur de l’Établissement national des invalides de la marine (Enim) à partir de 1998.
Elle a été promue le 1er janvier 2002 chevalier de la légion d'honneur. Elle est également croix de la Valeur militaire et chevalier des Palmes académiques.
Elle meurt le 18 décembre 2009 dans une maison de retraite de la région parisienne[5].
[modifier] Notes et références
- ↑ Jean-François Hamel, « Antoine Barthélemy » Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 1, ISBN : 2-914 541 9 0.
- ↑ Notice biographique sur db-decision.de.
- ↑ Maurice Faivre, Les Combattants musulmans de la guerre d'Algérie : des soldats sacrifiés, L'Harmattan, coll. « Histoire et perspectives méditerranéennes », 1995, p. 234.
- ↑ Fiche biographique sur le site du Sénat.
- ↑ Édition du « 12/13 Basse-Normandie », France 3 Normandie, 19 décembre 2009.