Airborne Museum

De Wikimanche

La façade du deuxième bâtiment

L'Airborne Museum, anciennement Musée Airborne, est un musée de la Manche, situé à Sainte-Mère-Église, place de l'Église.

Il célèbre le courage des soldats américains des 82e et 101e divisions aéroportées lors du Débarquement allié du 6 juin 1944.

Initié par Jean Masselin dans les années 1960, c'est le troisième site du département le plus visité. Il présente des collections sur les troupes aéroportées qui ont contribué à la libération de la commune, mais aussi sur le tournage du film Le Jour le plus long.

Sa première pierre est posée le 6 juin 1962 par le général américain James M. Gavin (1907-1990), ancien commandant de la 82e division aéroportée [1].

En novembre 2014, il change sa dénomination de Musée Airborne en Airborne Museum[2].

Présentation

L'intérieur du deuxième bâtiment.

Le musée comprend quatre bâtiments.

  • Le premier, « Planeur Waco », a la forme d'un parachute. Inauguré le 6 juin 1964, il abrite un planeur américain Waco dans son état d’origine, ainsi que de nombreuses vitrines garnies de documents d’époque, de témoignages, d’armes, de munitions, etc.
  • Le deuxième bâtiment, « C-47 », a la forme d’une aile delta. Inauguré en 1984, il abrite un avion Douglas C47 Skytrain qui a participé au largage de parachutistes et au remorquage de planeurs lors du Débarquement[3].
  • Le troisième bâtiment, « Opération Neptune », mis en service le 1er mai 2014, a une forme d'aile d'avion. Il couvre 1 200 m² au sol[4] et a coûté 6,5 millions d'euros[4]. La première pierre est posée le 4 mai 2013 par Michael Reagan, fils de l'ancien président des États-Unis Ronald Reagan, mort en 2004[4]. Le bâtiment est inauguré le 5 juin 2014, toujours en présence de Michael Reagan[5]. Avec ce bâtiment, le musée souhaite immerger les visiteurs dans les parachutages du 6 juin 1944, au cœur de la bataille de Sainte-Mère-Église et des combats qui suivirent.
  • Le quatrième bâtiment, « Centre de conférences franco-américain Ronald Reagan », inauguré le 19 mai 2016, est un espace de 260 m² dédié aux conférences, aux expositions temporaires et à la projection du film « Un combat pour la Liberté » dans une salle de cinéma climatisée et équipée de 120 fauteuils.

Le 4 janvier 2017, le musée change le char américain Sherman M4 A1 E8, construit après la guerre, qui gardait son entrée, par un autre char Sherman M4 A4 75, qui, lui, a pris part à la bataille de Normandie [6].

En avril 2017, sept objets de sa collection sont classés par arrêté préfectoral : une robe de mariée confectionnée dans un parachute, le drapeau du général Falley, la chasuble du révérend Wood... [7].

Le musée est titulaire du label Normandie qualité tourisme (au 1er mars 2015)[8].

Fréquentation

Le musée accueille 206 000 visiteurs en 2015 [9] (180 922 en 2011, 180 967 en 2010)[10]. Son record est établi en 2004 avec 230 000 visiteurs [10].

Administration

Adresse :14, rue Eisenhower
50480 Sainte-Mère-Église
Tél. 02 33 41 41 35
Fax 02 33 41 78 87
Courriel : infos@airborne-museum.org

Ouvert tous les jours : de 9 h à 18 h 45 du 1er février au 30 septembre ; de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h du 1er février au 31 mars et du 1er octobre au 30 novembre. Fermé en décembre et janvier.

Tarifs : 8 € (plein tarif), 4,50 € (enfants de 6 à 16 ans), tarif spécial pour les familles et les groupes

Notes et références

  1. « Nos années 60 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2010, p. 40.
  2. « Le musée Airborne change d'identité et de visage », tendanceouest.com, 20 novembre 2014.
  3. Dépliant promotionnel du musée, 2012.
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Camille Larher, « Airborne : un jour à marquer d'une pierre blanche », Dimanche Ouest-France, 5 mai 2013.
  5. Ouest-France, 6 juin 2014.
  6. Margot Hairon, « Un char plus “local” à l'Airborne Muséum », Ouest-France, 5 janvier 2017.
  7. « Airborne Museum : sept objets inscrits au monuments historiques », Ouest-France, 25 avril 2017.
  8. Carte des établissements labellisés 2015, Normandie qualité tourisme, 2015.
  9. « Musée Airborne : les nouveautés 2016 », Ouest-France, 27 janvier 2016.
  10. 10,0 et 10,1 Ouest-France, 2 février 2012.

Lien externe