Aimé Picquet du Boisguy

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Aimé-Casimir Picquet du Boisguy, né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 15 mars 1776, mort à Paris le 15 octobre 1839, est une personnalité militaire liée au département de la Manche.

Le chef de la « Petite Vendée »

Aimé Picquet du Boisguy est un des plus fameux et des plus téméraires chefs de la chouannerie dans le sud de la Manche, et particulièrement dans le secteur de Saint-James [1].

Ami d’Armand Tuffin de la Rouërie, un des initiateurs du soulèvement breton, il rejoint l’armée vendéenne dès 1793. Il combat vaillamment dans ses rangs jusqu’à la défaite du Mans. Il reprend aussitôt ses activités clandestines en organisant la résistance anti-républicaine dans l’Avranchin royaliste. Il anime ce mouvement, connu sous le nom de « Petite Vendée », de 1794 à 1800. Il le scinde en deux colonnes, celle de Fougères, placée directement sous ses ordres, et celle de Normandie, commandée par Louis-François Dauguet [1].

Cet homme d’un courage exceptionnel réussit par miracle à passer à travers les mailles de la répression. Par la suite, l’Empire se méfie de ce glorieux chouan et le place en résidence surveillée de 1805 à 1814. La Restauration le remercie de sa fidélité à la cause royaliste en le nommant maréchal de camp[1], commandant de la 2e subdivision de la 2e division militaire [2].

Après la Révolution de 1830, il cesse toute activité publique et il finit ses jours à Paris[1].

Distinctions

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 18 mai 1820, officier le 1er mars 1824 et commandeur le 13 mai 1825 [2].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 3, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, éd. Eurocibles.
  2. 2,0 et 2,1 Base Léonore.