Émile Vivier

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Émile Éléonor Gaud Vivier, né à Avranches le 24 janvier 1884 [1], mort à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 28 mai 1956 [1], est une personnalité de la Manche, enseignant de profession.

Biographie

Fils d'un employé des postes et d'une épicière d'Avranches, il fait ses études à l'école communale locale, puis au collège Littré [2]. Il effectue ses études supérieures à l'université de Caen, dont il ressort diplômé après avoir présenté un mémoire sur la géographie de la baie du Mont-Saint-Michel, puis à Lille [2].

Devenu enseignant, il exerce à Béthune (Pas-de-Calais), puis à Rouen (Seine-Maritime) et à Sées (Orne) [2].

Après la Première Guerre mondiale, il est nommé au lycée Lebrun de Coutances, où il a comme élève Fernand Lechanteur et Michel Le Pesant, tandis que sa femme exerce comme professeur de musique au collège de jeunes filles [2].

Il se passionne pour l'histoire locale et plonge dans les archives. Il en retire de nombreuses études. Il fonde également la Société des conférences de Coutances.

En 1933, il participe activement à la préparation des fêtes du Millénaire normand à Coutances [2].

Il prend sa retraite en 1944 et se retire à La Haye-Pesnel [2]. En 1949, il reprend une petite activité d'enseignant comme chargé des cours d'histoire de l'art au Grand séminaire de Coutances [2].

Il meurt à 72 ans près de Rennes, fauché par une voiture [2].

Ouvrages

  • Notes historiques sur Lessay, Impr. du Mortainais, Mortain, 1935
  • Le Département de la Manche, Les Éditions Historiques, Nantes, 1938
  • Les Anciens fonts baptismaux du département de la Manche, (avec Jean Seguin), Impr. de L'Opinion de la Manche, Avranches, 1941

Distinctions

  • Croix de guerre 1914-1918
  • Légion d'honneur à titre militaire en 1935

Hommage

La bibliothèque communale de La Haye-Pesnel porte son nom.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 État civil d'Avranches - Acte de naissance n° 10.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 et 2,7 Marcel Lelégard « Nécrologie : Émile Vivier », Annales de Normandie, vol. 6, n°3, 1956, p. 355-357 (lire en ligne).

Lien externe