Émile Malon (1888)

De Wikimanche

Émile Malon, né au Teilleul le 16 août 1888 et mort dans la même commune le 28 septembre 1940, est un homme politique de la Manche.

Émile Malon nait dans une famille de médecins et d'élus locaux. Son père, Émile Malon (1855-1935), est médecin, maire du Teilleul pendant quarante ans, conseiller d'arrondissement et conseiller général. Ses grands-pères, le docteur Pascal Malon et Louis Ravy, ont été respectivement maires de Saint-Georges-de-Rouelley et de Biards [1].

Comme son père, Émile Malon suit des études de médecine. Il prend part à la Première Guerre mondiale comme médecin auxiliaire au 284e régiment d'infanterie [1]. Il préside ensuite la section des anciens combattants du canton du Teilleul.

Il s'installe comme médecin au Teilleul où il est rapidement nommé adjoint au maire [1].

Il est élu député de la Manche le 18 avril 1937, par 5 784 voix contre 5 718 au docteur Auguste Gautier, membre du Parti social français, au second tour d'une élection partielle consécutive à la démission de Gustave Guérin, élu sénateur. Soutenu par le député Jean Goy, président de l'Union nationale des combattants, il se présente comme candidat républicain antirévolutionnaire mais ne s'inscrit à aucun groupe. Il reste en poste jusqu'au 31 mai 1942, siégeant à la commission de l'hygiène, de la santé publique et à la commission de l'administration générale, départementale et communale, et intervenant dans les discussions budgétaires, sur les questions d'agriculture, de transports et de communications[1].

« Le Dr Malon, enraciné dans son terroir natal, chasseur et pêcheur, était populaire, gai et bon vivant ; dans les fêtes et les banquets, il chantait souvent des chansons un peu lestes qui amusaient l'assistance. » [2]

Il est élu maire du Teilleul le 2 octobre 1938. Il reste en poste jusqu'à sa mort [1].

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, avant de mourir deux mois plus tard [1].

Distinctions

Il est chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre [1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 Fiche sur le site de l'Assemblée nationale.
  2. Revue de l'Avranchin et du pays de Granville, volume 77, 2000.