Église Sainte-Trinité (La Trinité)

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L'église et le monument aux morts

L’église de La Trinité est un édifice catholique de la Manche.

Histoire

L’ancienne Trinité-Baudouin portait le nom du vicomte d’Avranches. Monsieur l’abbé Jean Charles Lerendu, curé de la Trinité, présente ainsi sa paroisse en 1863, je cite : « le sol de la Trinité n’est qu’une mince couche de terre légère recouvrant un immense bloc de granit ; ce bloc est déchiré dans bien des endroits par des carrières toutes exclusivement exploitées par des indigènes. Ces carrières ont fourni considérablement de granit pour tous les établissements importants du pays. De l’une d’elles est sorti le plus beau monolithe du département. Il se trouve au jardin des plantes de Coutances. Encore La trinité a fourni beaucoup de granit pour les gigantesques et maritimes travaux de Cherbourg. Elle en envoie même jusqu’à la capitale. Le granit est de deux couleurs, le rouge et le vert ». « Les paroissiens sont au nombre de 820, sans être riches ils sont dans l’aisance : aisance amenée par les carrières de granit ; par le cercle à tonneau qui s’y fait en grande quantité et par le commerce de bétail ».

L’habitude de travailler en commun, comme dans les carrières par exemple, de fréquenter les foires et les marchés, l’aisance résultant de leur travail et de leur commerce, a rendu les habitants causeurs, hardis, fiers et exigeants ». L’église est d’après le curé du XIVe siècle. Le clocher s’élevait au transept. Il fut abattu en 1760. Seules les quatre piles et les arcades furent conservées. Une tour de bois fut substituée à l’ancienne tour de pierre et c’est à cette époque que l’on refondit une cloche qui était depuis longtemps restée en morceaux. L’église dit encore le curé est entourée d’une ceinture de beaux arbres qui en font un lieu mystérieux. Ses murs sont peu élevés et percés de dix croisées (fenêtres) dont trois sont neuves et ont été ouvertes par les soins du curé Théault. Une magnifique croisée qui se trouve au haut du chœur est toute en granit admirablement travaillée. Elle se divise en trois compartiments cintrés séparés par deux meneaux, chaque compartiment est surmonté d’un cœur et le tout est couronné par deux autres cœurs beaucoup plus grands ou trèfles, à côté et au dessus desquels courent avec une hardiesse surprenante d’autres figures. Ces trois compartiments sont destinés à recevoir des vitraux devant représenter les trois personnes divines ; les deux grands trèfles : le sacré cœur de Jésus et le saint cœur de Marie. Du moins cette croisée, sitôt que je l’ai vue a t’elle parlé ainsi à mon imagination. Cette croisée a bien 4 mètres de hauteur sur 2 ½ de largeur.

La paroisse relevait sous l’ancien régime de l’évêché d’Avranches et du doyenné de Tirepied. Un acte du 14 mai 1648 précise que Jacques Baudry, prêtre bachelier en droit canon de l’université de Paris est curé de la paroisse de la Trinité, notaire ecclésiastique à l’officialité d’Avranches et doyen rural du doyenné de Tirepied. André Dollé était prêtre vicaire et cinq prêtres habitués habitaient la paroisse (Raoul Navet, Jean Pépin, André Tétrel, Nicolas Davy et Gilles Guillaume).

La paroisse sainte Trinité était administrée par Gilles Bouet, titulaire de la cure en 1726. Le registre précise que le seigneur est patron. Le curé dispose d’un revenu de trois cent dix-huit livres : trois cent livres de portion congrue, dix livres de novales et huit livres pour le casuel. Les charges étaient estimées à 62 livres 20 sols dont 20 livres pour l’entretien du chœur. Nous disposons de deux comptes rendus des visites épiscopales des évêques d’Avranches. La visite du 12 septembre 1749, de Monseigneur Pierre Jean-Baptiste Durand de Missy, nous permet de savoir que la confirmation fut donnée à cette occasion aux chrétiens de Chérencé et du lieu ayant réussi leur examen de passage. Il reconnaît avoir été reçu par maître Gilles Bouder, curé, François Gilbert, vicaire et Jean Bouder prêtre confesseur. Il demande entre autres que l’on mette des volets ou coulisses à l’un des confessionnaux qui sont par ailleurs en état. La chaire est elle en bon état ainsi que les deux autels l’un consacré à la sainte Vierge l’autre à saint Sébastien. Le vicaire et le sieur Morel instruisent les garçons et mademoiselle Sansonnière, les filles. Il y avait quatre cent communions. Le constat est dans son ensemble positif.

L’évêque revint en 1784, c’était Monseigneur Pierre-Augustin Godart de Belbeuf. Il fit sa visite au départ de son château du Parc accompagné de monsieur l’abbé de Brugeat l’un de nos vicaires généraux, dit-il. Thomas Tesnière était curé et Gabriel, François Lucas, vicaire. Le constat est nettement dégradé. Il y avait cinq cent communions environ. Et la confirmation fut donnée à deux cent soixante personnes venant pour partie dudit diocèse d’Avranches et pour partie du diocèse de Coutances. L’évêque commence par trouver le rituel de l’église, vieux, déchiré et pourri ainsi que les bâtons (marques pages). Les ornements sont décents et en nombre suffisant.

Aucun argent n’est disponible pour les petites écoles et les ecclésiastiques ainsi que Jacqueline Autin se donnent la peine d’instruire malgré tout. Quant au corps de l’église, nous l’avons trouvé dans un état de ruine absolue notamment du côté du nord. L’escalier qui conduit à la tour est tellement pourri que les planches en sont détachées et menacent de tomber. La tour dans une ruine absolue est dans un état tellement menaçant qu’il n’est pas possible de rester dans l’église sans un danger imminent d’être écrasé. C’est pourquoi nous avons déclaré que l’église demeurera interdite si au mois de novembre prochain la tour n’est pas démolie et l’endroit recouvert provisoirement de manière que l’eau ne pénètre pas dans l’église. Les comptes ne sont rendus et lorsqu’ils le sont (pour certains d’entre eux) il n’y a aucun ordre dans la manière de les rendre. Nous avons ordonné qu’il y soit pourvu incessamment et nous prendrons pour cela les voies de droit.

Jean-Charles Lerendu s’est trompé dans son livre paroissial en disant que la tour avait abattue en 1760 puisqu’elle ne l’était pas encore ce 29 juillet 1784.

L’abbé Bastard raconte dans le livre paroissial que « l’église se trouva complètement dévastée sous la révolution. Les statues furent détruites ; une seule a t’on dit, celle de la sainte Vierge, qui a disparu depuis, fut conservée ».

Vingt-quatre francs sont alloués le 2 septembre 1810 à Pierre Loisel, Lacrière de la commune de Coulouvray pour faire un perron à la grande porte de l’escalier, trois escaliers pour accéder au cimetière. D’après le livre mémorial, l’église était couverte en essente pour la période 1807-1822.

Une autre adjudication est attribuée à Gilles Villain de Villedieu pour des réparations à faire à la couverture de l’église et de la sacristie et au pavé du chœur et des allées de l’église pour le prix de 585 francs.

Une plaque de cuivre fut posée le 15 décembre 1861 au pied de la volute de l’arcade qui porte le Christ afin de rappeler que monsieur Pépin de Thoury fut le donateur de cette arcade. L’église était encore au début du XIXe entièrement couverte d’essentes. A son arrivée à La Trinité, en mai 1864 le curé fit cette remarque sur le livre : « à mon entrée dans la paroisse je trouvai l’église dans un état de grand dénuement, bien voisin de l’indécence, quant à la décoration intérieure ».

Une bénédiction de chemin de croix eut lieu en juin 1900 après l’acquisition de 14 stations en terre cuite chez Dernul statuaire à Paris.

Des travaux eurent lieu en 1892 pour une valeur de 850 francs. Ils furent réalisés par l’entrepreneur Perdrin du Mesnil-Garnier. Les pierres tombales furent enlevées en 1902 afin de repaver l’église et des bancs seront installés dans la chapelle saint Sébastien. Les vieilles fenêtres sont remplacées en 1912 par de nouvelles verrières de couleur et 2 fenêtres sont rectifiées au nord pour les remettre dans le style général de l’église. L’auteur ne précise malheureusement pas le style des anciennes fenêtres. Monsieur Mazuet commença à poser les vitraux en septembre 1912. Le programme prévoyait 14 petites fenêtres (la plupart posées en octobre) et la grande verrière (placée dans la deuxième quinzaine de novembre). La bénédiction en fut faite le 15 décembre 1912 par le doyen de Villedieu. Une statue de Jeanne d’Arc fut bénie le 24 juillet 1921 puis une statue de sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la sainte face le 31 juillet 1927. Avec Jean-Baptiste Chauvois est installé en mars 1926. Avec lui naît « l’espoir que bientôt les paroissiens de la Trinité aient une flèche digne de leur église ». Émile Brocard, prend possession de la cure le 21 octobre 1928. Le conseil municipal fit appel en février 1929 à Louis Cornille, architecte de l’arrondissement d’Avranches pour la mise au point du projet de construction de la tour de l’église. Comme le dit le curé « cette nouvelle construction serait de belle et bonne pierre, mais à qu’elle place ? Les avis furent partagés :
les uns opinaient du chef pour l’emplacement traditionnel ;
d’autres craignant d’être confrontés aux affaissements du terrain rêvaient d’une jolie bâtière flanquant le nord de l’église au niveau du transept ;
pour d’autres enfin, aucun emplacement n’était plus favorable en tous points de vue que le bas de la nef à la hauteur du portail.

Le maire et le curé informent l’architecte sur les rentrées d’argent : « monsieur le curé et moi-même avons commencé la deuxième souscription pour le clocher. En général cette souscription est bonne. Nous avons recueilli 1 5000 francs. Il nous reste au moins encore le ¼ de la paroisse à faire ». Cette souscription semble avoir rapporté 27 000francs.

Il fut décidé dans un premier temps de construire la tour, de poser une toiture provisoire puis d’entreprendre la construction d’une flèche plus tard. Puis finalement la municipalité offrit à l’entreprise, déjà adjudicataire, spécialisée dans le béton un marché de gré à gré en vertu d’une délibération du 7 juillet 1932. La structure de béton fut étudiée par le bureau technique du béton de la société Hennebique de Paris qui avait une antenne à Nantes puis à Rennes (monsieur Bonneau technicien). Le souci d’économie entraînera la modification de cette flèche par la suppression des quatre pinacles initialement prévus permettant un coût ramené à 62 000 francs au lieu des 75 000 francs.

La municipalité décida d’entreprendre la construction du clocher en avant corps ouest de la nef. L’architecte Louis Cornille résidant à Avranches fut choisi. L’entrée en matière du cahier des charges et devis en date du 7 février 1930 se présente ainsi : « le clocher actuel de l’église de la Trinité est de bois et sa vétusté est complète ». Le plan prévoyait notamment la construction de pilastres plats aux angles, de pendentifs (bande lombarde) au sommet, un glacis pour le passage au beffroi. Le dossier fut approuvé par le préfet à la date du 26 mars 1930. L’affiche de publicité (imprimerie nouvelle d’Avranches) pour l’adjudication fut diffusée et le vendredi 18 avril 1930 fut le jour choisi pour le choix de l’adjudicataire. Un encart fut publié dans la presse L’Avranchin du 18 avril 1930. Les entreprises qui ont contribué à cette réalisation sont : Jean Poretti, de Brécey, pour la maçonnerie à la hauteur de 77 917,28 francs (document en date du 26 octobre 1933) ; Foligné (maître carrier de La Trinité) pour 27 860,70 et les frères Philippe de Louvigné-du-Désert (maîtres carriers) pour 19 871,96 francs. La commune apportera un concours estimé à 10 000 francs. Le coût total de l’engagement fut estimé à 143 982,44 francs. René Lagoutte intervint sur le beffroi selon le mémoire de 1 950 francs, vers le 18 janvier 1934. Le procès verbal de réception définitive des travaux fut signé le lundi 30 octobre 1933. Parmi les décisions citons celle du maire (monsieur Boissel) suggérant le réemploi de l’escalier de la vieille tour et les pierres tombales très nombreuses ici pourraient servir pour le perron et le bouchardage des dalles serait peu élevé.

La croix de fer fut scellée à la pointe de la flèche en mars 1933. La bénédiction de la nouvelle construction fut célébrée le 13 mai 1934.

Le 25 novembre 2017, Philippe Bas, Philippe Gosselin et de nombreuses personnalités inaugurent, devant 300 personnes, le clocher rénové pour un montant de 175 917€[1]

Présentation générale de l’église

L’édifice est un long vaisseau oblong. Le noyau le plus ancien se situe à la croisée du transept où s’élevait encore la vieille tour traditionnelle après 1780. La maçonnerie a conservé des modillons anciens et des sablières en pierre. Les arcades est-ouest sont butées par des contreforts dont trois sont relativement plats (deux au midi et le troisième au septentrion). Une effigie de pierre est sculptée dans le contrefort sud-est. Deux fenêtres trilobées ont été crées au nord et au sud du transept. Un écu lissé est disposé au dessus de la porte latérale dont l’arc plein cintre est surmonté d’une archivolte surbaissée. L’essentiel du vaisseau est fortement marqué par le gothique finissant (XVe/XVIe) dont certaines fenêtres trilobées ont été réalisées au XXe en copie. Un cadran solaire millésimé 1767 est disposé dans l’angle sud-est du haut du chœur. La fenêtre orientale est une grande baie en arc brisé dotée d’un remplage. Il se présente sous la forme d’un réseau de trois baies trilobées, de cœurs et de flammes. Les contreforts du chevet sont caractéristiques du XVe (montés obliquement dans l’axe d’une nervure de voûte). Vous remarquerez la belle qualité d’appareil du chevet plat. Le chœur est éclairé par cinq fenêtres trilobées (certaines refaites). La partie du vaisseau située à l’occident (tour-clocher et dernière travée de la nef) sont modernes. Les sept paliers d’accès à la tour sont en grande partie composés de plates tombes. Une partie du vaisseau pourrait être du XIVe (notamment les deux colonnes monolithiques replacées à l’entrée de la sacristie malheureusement bouchardées de façon moderne). L’édifice a souffert des adaptations successives. Une très jolie petite porte latérale permet l’accès au bas de la nef. Remarquez l’arc et l’archivolte surbaissés. Un très beau vitrail signé « L. Mazuet Bayeux 1912 » est consacré à la sainte Trinité (Christ en croix, Dieu le père, colombe de l’Esprit Saint, alpha et oméga). Vous y remarquerez le bienheureux missionnaire Auguste Chapdelaine et Marie-Madeleine Postel éducatrice. Deux anges sont disposés dans les cœurs et des angelots dans les flammes. Les mouchettes contiennent des phylactères «GLORIA PATRI ET FILIO SPIRITU SANCTU ». L’autel majeur au chevet est illustré du chrisme sous la table. Une piscine aux ablutions en arc brisé mouluré et sculptures dans les talons (fleurettes et coquilles saint jacques) est enchâssée dans le mur du midi du chœur.

La croisée du transept se compose d’arcades brisées à deux rouleaux aux angles abattus dans l’axe est-ouest et un seul rouleau dans l’axe nord-sud. Les fûts et les chapiteaux des piles ouest sont ronds (XIVe/XVe).

Les autels latéraux XVIIIe/XIXe sont identiques et sans caractère. Ils ont été repeints.

La nef est éclairée par six fenêtres. Elle est entièrement lambrissée de bois cintré.

Quatre entraits et quatre poinçons forment la charpente traditionnelle. L’ancienne tribune fut détruite au moment de la construction de la tour. Le pignon se crevassait en 1881 et les cloches furent interdites. Une partie de l’aiguille a été abattue. On songeait à l’idée de rallonger la nef.

La cuve baptismale anthracite est moderne et sans couvercle.

Le portail intérieur en plein cintre est surmonté d’une archivolte surbaissée. Les talons sont illustrés d’un pinacle et d’une coquille. Un écu lisse est représenté dans la clef de l’arc.

Il n’y a pas une seule statue ancienne. Que sont-elles devenues ? (vendues à la fin XIXe ou avant 1930?)

Celles qui sont présentées sont en plâtre moderne :
Saint Martin, dans la nef ; Bernadette Soubirous, Jeanne d’Arc, Christ, Antoine de Padoue, Immaculée de Lourdes, Jean Marie Vianney et Sébastien, sous le transept ; Thérèse de Lisieux et l’évêque saint Gaud, dans le chœur. L’église ne dispose pas non plus de représentation de la Sainte Trinité, protectrice du lieu, au nord de l’autel, en dehors du vitrail.

Les cloches

La moyenne fut brisée par les bleus pendant la tourmente d’après le curé. Un compte de la fabrique fait apparaître une dépense extraordinaire le 11 août 1813 pour la fonte d’une cloche d’après un devis en forme (le document est perdu). Une cloche (peut être la moyenne) fut refondue en 1832 et portait les prénoms d’ « Anne Françoise ». Une nouvelle fonte eut lieu en 1874 pour la grosse et la petite cloche. Elles prirent respectivement les prénoms d’ « Augustine, Alexandrine » et de « Maria, Émilie, Pauline ». Elles pesaient respectivement : 500 kgs pour l’ancienne ; la nouvelle grosse cloche, 720 kilos et la petite, 340 kilos. Elles furent bénites en avril 1874 par monsieur Lebedel, doyen de Villedieu, délégué par Mgr Bravard.

Une cloche fut bénite en 1947 par Mgr Simonne, prélat de sa sainteté, vicaire général, archidiacre d’Avranches, délégué par l’évêque de Coutances et Avranches. Nommée Louise, Elvina, Marie-Thérèse, Rolande, Yvonne. Elle eut pour parrain M. Roland Lemardeley et pour marraine Mlle Marie Tétrel-Desvallées. Elle pèse 1 048 Kilos.

Trois statues sont bénites le 12 mai 1935  : Notre Dame de Lourdes, Bernadette et le curé d’Ars.

Le curé prétend en 1864 qu’il n’y avait pas de retable au maître autel, mais seulement le tabernacle, quatre embases de colonnes et quatre panneaux jusqu’à la corniche. Il y avait ensuite et jusqu’au haut du pignon l’enduit de la muraille (il était apparemment déjà démantelé car ce qui reste provient justement d’un retable?). Il dit aussi qu’il fit placer contre les murs latéraux les deux petites statues de saint Gaud et de saint Sébastien (statues anciennes ?). Le maître autel est refait en 1936, les petits autels latéraux en 1942 et les stalles curiales et vicariales en 1943. Les arcades de l’ancienne tour à la croisée furent bouchardées en septembre 1942. Les statues de saint Gaud et de saint Martin furent fournies par la procure générale du clergé en 1942.

Ecclésiastiques de la paroisse

(curés, vicaires, prêtres habitués), liste non exhaustive :

  • Jean Durpos, prêtre, † en 1640
  • Jacques Baudry, prêtre bachelier en droit canon, curé, notaire ecclésiastique, doyen de Tirepied (1648)
  • André Dollé, vicaire (1648)
  • Raoul Navet, habitué (1648)
  • Jean Pépin, habitué (1648)
  • André Tétrel, habitué (1648), † en 1672
  • Nicolas Davy, habitué (1648), † en 1683
  • Gilles Guillaume, habitué (1648)
  • André Pitel, prêtre, † en 1706
  • M.-F. Gilber, † en 1710
  • Gilles Boudet, curé (1726)
  • François Gilbert, vicaire (1749)
  • Jean Bouder, confesseur (1749)
  • Jean Thomas Tesnière, curé 1765-1793 (il fit démolir l’ancienne tour)
  • Gabriel François Lucas, vicaire 1769-1792 (tué par les chouans en 1795)
  • Ledieu, vicaire 1801-1807,
  • Jean-Michel Tétrel, succursaire 1804-1833
  • Jean-Michel Tesnière, succursaire,
  • Mariette, vicaire 1830-1831
  • Compagnon, vicaire 1831-1836
  • Letellier, vicaire 1838-1847
  • Théberge, vicaire,
  • Jean Théault
  • Lecanu
  • Lorance, vicaire 1847-1850
  • Fromentin, vicaire 1850-1864
  • Jean-Charles Lerendu, curé 1861-1864
  • V. Bastard, curé 1866-1885,
  • Ruault, vicaire jusqu’en 1876,
  • Félix Louis Béatrix, vicaire en 1876,
  • Philippe Leroy ou Levoy, 1885-1909,
  • Auguste Houssin, 1909-1919,
  • Émile Dixion, 1919-1924,
  • Ernest Mesnage, 1924-1926,
  • Jean Baptiste Chauvois, 1926-1928,
  • Émile Brocard, 1928, curé jusqu’en 1936,
  • Burnouf, curé 1936-1947

Autres éléments de patrimoine

La croix du cimetière fut érigée au nord de l’église à la fin de l’année 1840 au terme d’une mission.

Les plates-tombes

Elles sont au nombre de 34. Je n’ai pas trouvé au point de vue du nombre une quantité aussi considérable en d’autres endroits dans le Val de Sienne.

Quatre ont été alignées au pied du mur septentrional de la nef :

  • lissée, mais avec une belle croix posée sur un édifice en arc brisé ;
  • damoiselle Anne Leroussel, Jean Navet sieur de la Timonneraie, mort 22 septembre 1707 ;
  • totalement lissée ;
  • A…VORI (prêtre), mort en 1650 ;

Huit ont été employées dans la réalisation du grand escalier ouest :

  • Judith…. Décédée en novembre 1660 ;
  • Anonyme (un prêtre)  en 1664 ;
  • …thode Leroy, mort en 1664 ;
  • André RELAN …… ;
  • …llin DAVI…, mort le 08 avril… ;

Quatorze pierres tumulaires ont été déposées au pied du mur du midi (complètes ou en fragments) :

  • M.A.D.P. (prêtre), …, décédé le 07 août 1670 ;
  • André Pitel (prêtre), décédé le 19 mars 1706 ;
  • Jean Boudet, mort en 1636 ;
  • Pierre Baudri, décédé en février 1636 ;
  • Raoul Navet, décédé le 28 mai 1661 ;
  • Pierre Boudet, décédé le 22 novembre 1625 ;
  • André Leroy, père, décédé le 29ème …..1668 ;
  • Pierre Tétrel, décédé le 09 octobre 1651 ;
  • Boudet, décédé le 27 octobre 1729 (Gilles ?);
  • Guillemin Navet, décédé le 03 avril 16[9]9 ;
  • Marie Benoist, décédé [1] novembre …. ;
  • André Tétrel (prêtre), décédé le 08 septembre 1672 ;
  • Deux plates-tombes anonymes.

Huit sous le transept :

  • M.F. Gilber,…, décédé le 26 octobre 1710 ;
  • Nicola…, décédé le 06 mars 1683 (Nicolas Davy prêtre ?) ;
  • Anne Gastebled femmes de F. Lainné, décédés, le 2 janvier 1762 ;
  • Jean Durpos, prêtre, décédé le 10 octobre 1640 ;
  • Catheri[ne] …… (dissimulée sous l’estrade) ;
  • Trois autres lissées.

La plate-tombe d’Anne Gastebled est l'un des plus beaux spécimens illustré notamment avec les outils de sculpteur sur pierre (équerre, compas, marteau à boucharder et gabarits ronds ou ovoïdes).

Lien interne

Sources

  • Dossier « P » aux archives diocésaines de Coutances ;
  • Visites épiscopales des évêques de l’ancien diocèse d’Avranches, aux archives diocésaines ;
  • Dossier en 300 J 217 aux archives départementales de la Manche ;
  • Revue de l’Avranchin, tome 72, pages 351-359 ;
  • Fonds de l’architecte Louis Cornille : dossier de l’architecte d’Avranches en 300 J 240 n° 216 ;
  • Manuscrit sur l’état des paroisses du diocèse d’Avranches à la bibliothèque d’Avranches, fonds des manuscrits, année 1726.
  • Photographie ancienne provenant des collections des archives départementales de la Manche.
  • Jacky Brionne, Monographie éditée par l’Association de sauvegarde et de valorisation du patrimoine en Val de Sienne, juillet 2003

Notes et références

  1. « La Trinité. Inauguration du clocher », La Manche Libre, 2 décembre 2017

Lien externe