Église Saint-Pierre (Le Val-Saint-Père)

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L'église Saint-Pierre du Val-Saint-Père

L'église Saint-Pierre du Val-Saint-Père est un édifice catholique de la Manche.

Architecture

Construite au centre de la commune, elle a la forme d'une croix. Sa tour carrée est bordée au sommet sur les faces nord et sud par une balustrade découpée en arcades ogivales. Elle est coiffée d'une toiture en bâtière couverte en ardoise. Elle est semblable aux églises avoisinantes de Marcey-les-Grèves et Saint-Jean-de-la-Haize.

On y entre par un porche ogival voûté, flanqué de quatre petits contreforts et couvert à l'extérieur de dalles imbriquées qui lui donnent une apparence de grande solidité. Son galbe a été réparé en 1698 comme en atteste une pierre gravée.

Le portail a un faux air roman, et la fenêtre qui le surplombe est à moitié obstruée par le porche.

Les côtés de la nef ont été refaits au 18e siècle probablement et n'ont conservé d'ancien que les contreforts à trois légers retraits et une fenêtre trilobée.

Le chœur et le transept constituent la partie la plus ancienne.

Le pignon du transept sud est percé d'une fenêtre trilobée et couronnée d'une croisette prismatique.

Le pignon nord n'offre qu'une fenestrelle ogivale qui renfermait un vitrail dont il ne reste qu'un compartiment assez bien conservé, rappelant la verrerie du 15e siècle.

Le chœur a été refait en partie. À la base d'une de ses fenêtres rajeunies est une pierre mutilée dont l'inscription est renversée. On y lit : « Gilbert père, vicaire, 1636 », c'est la date de la reconstruction. De l'ancienne corniche il reste quelques modillons, dont l'un représente une tête humaine avec une fleur de lys, l'autre un rameau à cinq feuilles.

Ce que le temps et les restaurateurs ont épargné, c'est l'intéressante fenêtre du chevet, spécimen de l'art vers la fin du 14e siècle. La colonnette arrondie du siècle de saint Louis, à laquelle se joignent les formes angulaires d'une époque ultérieure. Elle est divisée en trois lances par deux meneaux composés d'une plate-bande sur laquelle se colle une colonnette arrondie. Son tiers point encadre trois quatre-feuilles à lignes prismatiques. Une arcature retombe et s'appuie sur deux modillons à face humaine, à la naissance du tiers-point.

Mobilier

Les anciens fonts baptismaux de pierre ont été remplacés par un baptistère en marbre noir. Près des fonts, dans le mur, on remarque une jolie piscine.

Aux pignons du transept, deux verrières posées en 1876 et 1885 réemploient des vitraux du 16e siècle, ils sont peints en grisaille et jaune d'argent. Au nord, on reconnait saint Roch et son chien ainsi que saint Gerbold, identifié par un phylactère. Au sud, figurent une vierge de Pitié et sainte Apolline.

Dans le chœur, trois verrières réalisées en 1920 et 1925 par l'atelier du peintre verrier Saint-Blancat de Toulouse :

Dans la nef, à gauche en entrant, un vitrail représente, au pied d'un Christ en croix, un ange qui soutient un soldat de 1914 agonisant. Un village en ruine est dessiné en arrière-plan. Au registre inférieur sont inscrits les noms des soldats de la commune morts pour la France.

Dans le cimetière se trouve le tombeau armorié, en pierre de Caen, d'une demoiselle de Montalembert, cousine du pair de France. Elle est morte à Avranches, au retour d'un voyage en Angleterre.

Bibliographie

Source

  • Édouard Le Héricher, Avranchin monumental et historique, éd. Tostain, Avranches, 1845, p. 205 et suivantes.

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