Église Saint-Germain (Vengeons)

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L'église Saint-Germain.

L'église Saint-Germain de Vengeons est un édifice catholique de la Manche.

Histoire

La région dut être évangélisée au 4e siècle, comme tout le Mortainais, et on évoque surtout saint Germain d'Auxerre, qui parcourait la région dans les années 390.

L’église de Vengeons a subi de nombreux remaniements, dus aux aléas de l’histoire. La première date évoquée est 1222.

Le porche gothique semble provenir d’un autre édifice. Son dallage est fait de pierres tombales du 16e siècle, et des dessins étranges sont gravés sur les bancs.

Mobilier

Les fonts baptismaux datent du 19e siècle. La grande ogive a été remise en valeur par la suppression de la tribune qui la masquait. La chaire a été déplacée lors des travaux d’après 1944, car l’édifice a été éprouvé par les obus.

Des vases acoustiques se trouvent sous la maçonnerie de la nef, probablement en terre de Ger. Ils servaient à améliorer le renvoi du son lors des offices.

La statuaire est importante :

- au-dessus du maître-autel se trouve une vierge couronnée, portant l’Enfant à la Colombe, classée à titre d'objet aux Monuments historiques en 1975[1]. Elle est en pierre polychrome des 15e/16e s. Un cœur de bronze doré comporte le nom de tous ceux qui ont participé aux dépenses de la statue. De chaque côté se trouvent saint Blaise et saint Germain. Ces statues sont en bois du 18e.
- la pièce la plus remarquable de la statuaire est le martyr de saint Blaise, bas-relief de pierre blanche classé également à titre d'objet aux Monuments historiques en 1944[2].
- le retable du croisillon nord (fin 17e / début 18e) comporte une vierge de pitié en pierre du 15e.
- le retable du croisillon sud (18e), présente une éducation de la vierge, en bois peint du 18e.

Un vitrail de la nef (1970) représente saint Michel touchant du doigt la tête de saint Aubert, qui doutait de la véracité de son souhait de créer un monastère sur le mont Tombe. Il est réalisé par les ateliers de G. Boudet de Cosqueville.

Les cloches au nombre de trois, pèsent 3 tonnes et datent de 1888. Elles s’appellent Vitaline Marie, Louise Élisabeth, et Léonie Marie.

Les dalles funéraires, nombreuses, difficiles à déchiffrer car martelées à la Révolution, datent des 17e et 18e, et concernent des prêtres, notaires, marchands…

Notes et références

  1. « Notice n°PM50001237 », base Palissy (mobilier), plateforme ouverte du patrimoine (POP), ministère de la Culture.
  2. « Notice n°PM50001236 », base Palissy (mobilier), plateforme ouverte du patrimoine (POP), ministère de la Culture.

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