Église Saint-Ébremond (Saint-Ébremond-de-Bonfossé)

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Église Saint-Ébremond (13e siècle).

L'église Saint-Ébremond est un édifice catholique de la Manche, situé à Saint-Ébremond-de-Bonfossé.

Donnée à l'abbaye Sainte-Croix de Saint-Lô par Guillaume de Soulles après 1066, elle est longtemps le but de processions en l'honneur de Saint Job.

Le plan se présente sous la forme d'une nef longue et étroite qui s'ouvre sur un chœur plus large, daté du XIVe siècle. La tour-clocher s'élève hors œuvre au nord. Elle abrite une chapelle réaménagée en 1881. Enfin, une sacristie rectangulaire s'adosse au chevet plat de l'édifice. La nef conserve des éléments en opus spicatum, particulièrement sur le mur nord.

Le sanctuaire, précédé d'un emmarchement, abrite un riche ensemble en bois sculpté, peint et doré.

Avec son tabernacle monumental surmonté d'une exposition, le maître-autel peut être rapproché de celui de Saint-Martin-de-Bonfossé et, comme lui, daté du milieu du XVIIIe siècle. Il se détache sur un lambris de fond de chœur orné de trophées, de palmes, de cartouches et de pots à feu. La statue du Christ sauveur couronne l'ensemble.

La nef conserve encore des éléments du mobilier du Moyen Âge.[1]


Fonts baptismaux.

Les fonts baptismaux du XIVe siècle sont restaurés en 2010. La cuve est de forme hexagonale à rinceaux, sur une base elle aussi hexagonale, à arcatures trilobées. Le couvercle, du XVIIIe siècle, est en bois de chêne sculpté [2]

Subsistent également trois bas-reliefs en calcaire de la fin du XVe siècle provenant du retable qui décorait sans doute l'ancien maître-autel. Consacrés à la Passion du Christ, ils figurent à gauche l'Arrestation de Jésus, la Flagellation et le Portement de croix, au centre la Crucifixion et à droite la Mise au Tombeau, la Résurrection et la Descente aux Limbes.[1]

Un oculus placé sur la façade occidentale et deux vitraux de la nef rendent hommage aux soldats de Saint-Ébremond-de-Bonfossé tombés au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale. Leurs portraits photographiques figurent sur des médaillons. Ces vitraux ont été financés par les familles des défunts.[1]

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Le patrimoine religieux du canton de Canisy, collection Itinéraires du patrimoine, septembre 1999, DRAC de Basse-Normandie à l'initiative de la Communauté de communes du Canton de Canisy
  2. Mobilier classé Monument historique dans la base Palissy, base de données sur le patrimoine mobilier français du ministère de la Culture. Référence : (lire en ligne).

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