Église Notre-Dame (La Chapelle-Urée)

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Vue générale.

L'église Notre-Dame de La Chapelle-Urée est un édifice catholique de la Manche.

Selon la légende, une chapelle Notre-Dame primitive, à l'époque des invasions normandes, échappe à l'incendie qui ravage le bois qui l'entoure et qui lui laisse comme stigmates des murs noircis par les flammes, expliquant ainsi l'appellation latine de Capella Ustala et Capella Usta (« chapelle brûlée »)[1]. Le sanctuaire voit sa célébration accrue par ce miracle[2].

Mobilier

Largement remodelée par les siècles et reconstruite au XIXe siècle, l'actuelle église paroissiale conserve un chœur doté de deux verrières à anse de panier du XVIIe siècle, une pierre tombale, avec inscription gothique, dans le pavage du chœur, d'une statue de saint Étienne en diacre et d'une autre du XVe siècle figurant un évêque ayant un ours et un mouton à ses pieds. La voûte est peinte en bleu, avec des étoiles et des motifs, dont certains armoriés[2].

L'inventaire du CAOA de la Manche relève également[3] :

  • le maître-autel du XVIIIe siècle, son tabernacle, deux angelots, son retable et deux pots à feu, en bois peint et doré ;
  • deux autels latéraux de la nef an décor néogothique et peinture faux-bois ;
  • des bancs, de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle, en bois mouluré ;
  • une chaire du XVIIe siècle avec son dosseret et un abat-voix réutilisant un dais de stalle du XVIe siècle ;
  • un groupe sculpté durant la seconde moitié du XIXe siècle figurant Notre-Dame de la délivrance des âmes du Purgatoire
  • un lustre à pendeloques de la première moitié du XIXe siècle
  • la stalle du curé avec un dossier à fronton triangulaire du XVIIIe siècle ;
  • une statue du XVe siècle en pierre polychromée.
  • une statue en bois polychromé du XVIIIe siècle d'un christ en croix provenant de l'ancienne perque.
  • un tableau du XVIIIe siècle, copie de l'Assomption de Nicolas Poussin comme à Chérencé-le-Héron, La Bloutière, La Lucerne, Montmartin-sur-mer et Sainte-Colombe.

L'église possédait également un grand médaillon en calcaire polychromé du martyre de sainte Apolline, vénérée contre les maux de dents[2]. Elle a disparu, comme une croix d'autel et quatre chandeliers à tige balustre, en cuivre sous bronzine[3].

Une série de verrières réalisée par Bordereau à Angers durant le deuxième quart du XXe siècle figure l'Assomption de la Vierge (1943), sainte Cécile et saint Bernard, saint Michel archange (1939), le roi saint Louis, sainte Jeanne d'Arc (1939), Notre-Dame de Lourdes, saint François d'Assise, saint Jean-Baptiste[3].

Le cimetière héberge une croix formée d’un tronc polygonal et d'un croisillon arrondi provenant d’une croix plus ancienne[2].

Près de l’église, un lieu est voué au culte de Notre-Dame de Lourdes, à l’occasion de la fête patronale de l'Assomption et des professions de foi des jeunes paroissiens[2].

Restauration

Créée en 2009, l'association des Amis bienfaiteurs de la Chapelle-Urée veille à la restauration de l'édifice. La réfection de la toiture (hors clocher) est réalisée en 2011, viennent ensuite la restauration des vitraux de la nef, des abat-sons, l'électrification de la cloche et, en 2017, la réfection du clocher. Le 28 avril 2019, Mgr Laurent Le Boulc'h, le père Jean-Baptiste Tchakoua (curé de la paroisse) et le père René Lefort, originaire de La Chapelle-Urée animent une cérémonie religieuse pour bénir le retable fraîchement rénové[4].

Notes et références

  1. Voir La Chapelle-Urée#Toponymie.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Eglise Notre-Dame de La Chapelle-Urée », Fondation du Patrimoine.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Conservation des antiquités et objets d'art de la Manche
  4. « La Chapelle Urée. Bénédiction du retable », La Manche Libre, 4 mai 2019.

Lien interne

Lien externe